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À toute vitesse dans les caisses

Un dimanche de septembre avec l’ALESCAA, ça se passe comme ça !

Pas de répit pour les bénévoles, la passion l’emporte toujours. À peine les vacances terminées, c’est un nouveau défi qui commence, avec la première édition d’une course de caisses à savon. Une idée folle qui mûrit depuis quelques années, vue ailleurs, et pourquoi pas nous ? On pourrait construire une caisse à savon aux couleurs de l’ALESCAA et participer à une course locale, mais non. Une grosse organisation, on sait faire, même pas peur.

Quelques essais sur le terrain et un règlement de course plus tard, ce ne sont donc pas moins de quinze équipages qui se lancent sur l’asphalte altolienne ce dimanche 6 septembre 2026. Les quelques centaines de spectateurs, venus profiter d’un dimanche ensoleillé enfin agréable après un été caniculaire, découvrent des véhicules hors normes : un mini-tracteur, un drakkar, une tiny house, un landau, des bambous roulants, des vélos transformés ou encore une reproduction de la Jenny de Forrest Gump, de Mario Kart et de Flash McQueen. En accompagnement, des personnages tout aussi inhabituels dans nos paysages normands croisent le fer et le boulon. Des Vikings, des bébés en couche culotte et des mamies gangsters à la buvette, et tout le monde a l’air de trouver ça normal. Bref, comme on dit, c’est folklo !

Des véhicules contrôlés avant le départ

La sécurité étant une priorité, des ballots de paille sont mis en place dès potron-minet et, tout au long de la journée, des bénévoles promus au rang de commissaires (de course) veillent à la sécurité des pilotes et des spectateurs.

Les véhicules sont soumis à un contrôle technique, avec l’aide précieuse de l’association de voitures anciennes présente sur l’événement, @Les anciens volants de Pinterville. Leur expert repère les éléments mécaniques non conformes ou à sécuriser, mais aussi ceux qui ont de fortes chances de ne pas résister aux contraintes de l’épreuve. Le règlement est strict : obligation de disposer de freins, d’un volant ou d’un guidon, limites de taille et de poids, etc. Pour certaines équipes, des ajustements s’engagent. Il faut dire que la quasi-totalité d’entre elles découvre la discipline pour la première fois.

L’ambiance est conviviale, l’esprit de compétition est là, mais laisse une large place à l’entraide et à la bonne humeur. Les concurrents échangent, s’intéressent aux aspects mécaniques des véhicules. Ici, chacun observe les astuces des autres, donne un conseil ou prête volontiers un coup de main.

Si l’organisation veille à la sécurité des pilotes, quelques améliorations sont encore envisagées pour les prochaines éditions. La sécurité du parcours pourrait notamment être encore renforcée et l’on réfléchit aux moyens d’obtenir plus de discipline du public, afin que chacun puisse profiter du spectacle dans les meilleures conditions, mais aussi pour réduire les temps morts entre les départs. Sifflets et cornes de brume sont-ils à prévoir ?

Ci-contre : la remontée des véhicules par groupes de 3.

Dès 9 h, les pilotes se lancent à l’assaut d’une descente de 750 m, un parcours avec quelques passages suffisamment techniques pour mettre à rude épreuve les véhicules et leurs conducteurs – il faut bien que ce soit un peu drôle ! –, comme des virages, deux chicanes, un tremplin et un tapis vibrant. La course est spectaculaire et les amateurs présents dès les premiers essais du matin apprécient ; ils assistent même à quelques dévissages, culbutes et réparations d’urgence.

Ci-contre : Les premières casses du matin.

Les meilleurs bouclent le parcours en 1’12’’, soit une vitesse moyenne d’environ 38 km/h. Une vitesse qui peut sembler raisonnable sur le papier, mais qui prend une tout autre dimension lorsque l’on est assis au ras du sol, lancé dans une caisse sans moteur. Et dans ces conditions, mieux vaut garder son sang-froid.

Un véritable village de course

L’après-midi, ce sont les choses sérieuses qui commencent, les temps de course comptent désormais pour le classement final. Ça rigole quand même, mais la fougue redouble, les pilotes essaient de faire preuve de précision, visent le record… et trouvent parfois la paille. L’un d’entre eux trouve le temps de compter ses admirateurs sur le bord de la route (500 !?).

Autour de la piste, la journée prend aussi des airs de fête : une exposition de voitures anciennes, un espace de restauration, les derniers modèles du garage Peugeot voisin @Garage des sources, des regroupements amicaux ou familiaux.

Mais c’est la présentation des équipes qui fait le show. Un trophée est en jeu, la créativité est à l’honneur. Au petit jeu de la caisse à savon la plus originale, s’ajoutent déguisements, mises en scène et chorégraphies, apportant une bonne dose d’humour et de spectacle à la compétition. (Présentation de toutes les équipes en fin d’article, après les résultats.)

Avant tout, le plaisir

Comme le résume avec humour un participant : « On a beau avoir des freins, on n’a pas envie de s’arrêter ! ». Car, au-delà du chronomètre, c’est surtout l’esprit de la course qui marque les participants. Depuis la ligne de départ, « on ne voit pas l’arrivée, mais on l’entend car ça crie fort ». Concurrents, staff, supporters et curieux ont « des étoiles plein les yeux ». En cette période de rentrée scolaire, « les gens sont là pour s’amuser ». Quelques phrases qui résument finalement assez bien l’esprit de cette course.

Photo du groupe des participants

Bref, tout cela ressemble déjà à une tradition bien partie pour continuer. Sensations, bricolages ingénieux et fous rires sont donc reconvoqués pour septembre 2027 !

Anne Mesnil, ALESCAA

Présentation des véhicules :

Tonnerre de Zeus
Rocket Express
Les Gangsters
Les Fous du volant
Aérotheuil
Les Casses cou
Les Cénobites Trankil
Les Casseurs
Lastangue V8
La Tiny House
GuiGuiKart
Flash & Crash
Fenrir (le Loup Mythique)
Crevetier & Jenny
Baby Boum